Arctics Monkeys Humbug 2009  posté le vendredi 04 septembre 2009 22:42

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My Propeller

 

 

En janvier 2006, ces gamins de Sheffield - alors 18 ans de moyenne d'âge - battaient le record de disques vendus en une semaine en Grande-Bretagne, pour un premier album : les 363 735 exemplaires de Whatever People Say I Am, That's What I'm Not, laissait loin derrière les 55 000 exemplaires du premier Oasis, Definitely Maybe. Les Arctic Monkeys devaient cet emballement à leur faculté de formuler à coups de guitares frénétiques et d'accent de la banlieue de Sheffield les frustrations et désirs de la jeunesse britannique. Cet impressionnant succès se révélait aussi l'un des premiers témoignages de la caisse de résonance d'Internet. Les blogs avaient lancé le phénomène, relayés par la presse britannique.

Alors que la plupart des groupes mettent aujourd'hui deux à trois ans pour produire un nouvel album, les Monkeys prouvaient au pas de charge qu'ils n'étaient pas qu'un feu de paille. En 2007, Favourite Worst Nightmare, leur deuxième album, ouvrait des horizons tout en confirmant le succès critique et populaire. Et, en 2008, Alex Turner, leur leader aux faux airs d'Harry Potter, s'associait avec Miles Kane, du groupe The Rascals, pour un projet de pop orchestrale, The Last Shadow Puppets, dont l'album, The Age of the Understatement fut l'un des disques les plus brillants de cette année-là.

Même si les violons sont absents d' Humbug, l'expérience des Puppets a enrichi le quatuor d'une langueur nouvelle et de sons panoramiques. Plus qu'Oasis, le parcours des Monkeys évoquerait celui du groupe Blur, les rivaux des frères Gallagher, capables de se réinventer sans sacrifier leurs atouts.

WESTERN ET GRANDS ESPACES

Comme eux, Turner et sa bande ont franchi l'Atlantique pour aiguiser leur inspiration. Dans le désert californien, ils ont retrouvé Josh Homme, leader des Queens of the Stone Age (dont les jeunes Anglais aiment les guitares de plomb), qui a produit les trois quarts de l'album.

On sent sa marque dans les constructions furibardes de Dangerous Animals, autant que dans les ambiances reptiliennes de My Propeller ou Crying Lightning, nourris de guitares de western et de grands espaces. L'influence d'Ennio Morricone résonne dans les rues hantées de Fire and the Thud, et celle de Burt Bacharach dans le très beau final (The Jeweller's Hands).

Moins conteur des troubles acnéiques, Turner éloigne son écriture du quotidien britannique. Les premières écoutes ne laissent pas deviner de tube évident, comme aiment en pondre les groupes insulaires. Mais ce qui pourrait être une faiblesse de ce disque ajoute, sur la longueur, un charme entêtant à une vitalité intacte.

Loin du record de leurs débuts, Humbug, sorti fin août, se serait vendu à environ 100 000 exemplaires en première semaine, au Royaume-Uni. En ces temps d'effondrement du marché du disque, cela a des allures de petit triomphe.

Stéphane Davet

 

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Tous les commentaires de l'article:
Arctics Monkeys Humbug 2009

  • kaleidoscope dim 20 sep 2009 19:08
    ... ben je rejoint un peu austin là....
    pas mal oui mais pas le coup de cœur ressenti précédemment ...

  • austinringo lun 07 sep 2009 22:17
    salut tu vas bien ?
    franchement ce arctic monkeys, je sais pas trop quoi en dire... L'âge adulte qu'ils disent partout dans la presse... mouais... Je suis sûrement un grand adolescent... c'est pas ma femme qui dira le contraire... j'attend encore un peu pour en dire plus...